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Société Belge d'Orchidophilie ASBL

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L'orchidée du genre Gongora

Gongora— Ruiz & Pavon 1794.

Origine du nom : Le nom vient de Antonio Caballero y Gongora, un vice-roi de Nouvelle-Grenade (Colombie et Equateur) et le gouverneur du Pérou au cours de l'expédition botanique Ruiz et Pavón .
Sous-Famille : Epidendroideae, Tribu : Maxillarieae, Sous-Tribu : Stanhopeinae.
Gongora, abrégée Gga dans la filière horticole, est membre de la famille des orchidées (Orchidaceae). Il se compose d'une septantaine d'espèces connues. L'espèce type est la Gongora quinquinervis, décrite par Hip lito Ruiz Lopez & Pav juge en 1794 dans leur Prodromus Florae Peruvianae et Chilensis.

Répartition géographique
Elles sont toutes originaires d'Amérique tropicale, du Mexique, Amérique centrale et les Antilles, en Amérique du Sud à la Bolivie, mais la Colombie est le centre de distribution, offrant au moins 28 espèces différentes, avec d'autres taxons devant être identifiés.

Ils se développent dans la gamme géographique étendue de forêts humides au niveau de la mer aux régions montagneuses des Andes, jusqu'à 1 800 m.
La distribution du genre Gongora est limitée à la région néotropicale (Amérique centrale et méridionale). Deux espèces (Gongora atropurpurea et Gongora maculata ) se trouvent sur l'île de la Trinité (qui est floristiquement similaire en Amérique du Sud). Aucune espèce ne se trouvent sur les autres îles des Caraïbes. La distribution en Amérique du sud se réparti des deux côtés des Andes de Colombie à l'Équateur et sur le versant oriental, plus loin au sud, comme le Pérou et la Bolivie. Les Flores du Venezuela, Guyanes et Brésil sont pauvres en ce qui concerne les Gongora.
L'espèce Gongora a été l'une des premières orchidées décrites par un occidental. Plusieurs nouveaux Gongora ont été découverts pendant les dix dernières années, alors que beaucoup d'autres ont été attribués sous un autre nom spécifique. Pourtant, il y a toujours une certaine confusion. Beaucoup d'espèces n'ont pas la bonne description. Certaines espèces, comme Gongora portentosa et Gongora superflua, sont très rares. Les empreintes génétiques contribueront dans le temps à une taxinomie exacte de ce genre.
Le genre est étroitement lié à Cirrhaea. Voir aussi pour les autres membres de la famille Stanhopeinae & Coeliopsidinae.
Description:
Toutes les espèces de ce genre sont épiphytes avec une croissance sympodiale.
Les pseudo-bulbes sont coniques et striés mesurant environ 8 cm de long.
Leurs Racines aériennes blanches sont très minces, formant un paquet dense. Quelques racines poussent vers le haut au lieu de s'accrocher vers le bas. Cette spécialisation contribue à former la boule de racines aériennes. Les pseudo-bulbes sont côtelés et ovoïdes et portent de 2 à 3 feuilles minces, très veinées, avec un assez long pétiole. L'inflorescence est arquée ou, le plus souvent, pendante; elle naît à la base des pseudo-bulbes et porte de nombreuses fleurs non résupinées. Bon nombre d'espèces se ressemblent et sont difficiles à identifier. Beaucoup de ces plantes sont souvent associées et en liaison avec des nids de fourmis.
Le genre se caractérise en outre par un système complexe de pollinisation.
Elles sont uniquement pollinisées par les abeilles solitaires mâles de la famille des Euglossinae (une caractéristique qu'ils partagent avec les stanhopeas).
Les abeilles sont attirées par un fort parfum floral, et la pollinisation se produit lorsque l'insecte tente d'atteindre la source du parfum à l'intérieur de la structure de la fleur.
Comme la composition du parfum diffère d'une espèce à l'autre, on peut supposer que chaque parfum est destiné à attirer peu ou même un seul type d'abeille, ce qui indique un isolement reproductif plus ou moins clair.
Des études spécifiques, cependant, ont révélé une variation quantitative mais aussi qualitative bien distincte dans la composition du parfum des plantes au sein d'une population unique.
Le parfum varie également en ce qui concerne le moment de la journée et l'âge relatif des fleurs.
Ces résultats montrent que l'analyse parfum, bien que pouvant être un outil utile et taxonomique, ne peut remplacer la taxonomie « classique » et ne doit pas être utilisée isolée des autres critères.
En effet, une différence de parfum n'indique pas nécessairement une différence en espèces.
Les espèces du genre Gongora ne sont pas exceptionnellement rares en culture, nonobstant le fait que leurs fleurs durent quelques jours et que les plantes n'exigent que peu d'espace supplémentaire.
Beaucoup d'espèces de ce genre montre des affinités morphologiques et sont, par conséquent, souvent difficiles à distinguer, tout aussi souvent causant ainsi un étiquetage erroné dans les collections.
La plupart des espèces de Gongora sont faciles à cultiver et peuvent rapidement se transformer en grandes et voyantes plantes. Ils sont au mieux lorsque montés sur des blocs de Liège ou de fougère arborescente ou cultivés en paniers suspendus.
Les critères importants pour le succès des Gongora sont: un environnement chaud et une humidité élevée constante avec, cependant, une ventilation continue.
Toutes les espèces de ce genre (et ici, ils ne diffèrent pas de la plupart des autres orchidées) sont « allergique » à la stagnation de l'humidité et sont, dans des conditions défavorables, facilement ciblé par des champignons.
Bien que les espèces de Gongora se retrouvent dans les régions où la saison sèche est temporaire, vraiment aucune espèce n'a besoin d'une période de repos distincte dans la culture, ainsi, l'horaire d'arrosage peut se poursuivre tout au long de l'année.
Les Gongora, nécessitent cependant, des applications régulières d'engrais.
Les gros spécimens devraient être divisés de préférence lorsque les jeunes pousses ont une dizaine de centimètres en taille, mais toujours sans racines.
Chaque division doit avoir au moins trois backbulbs.
Backbulbs: sont les anciennes générations de croissance qui ont été retirés d'une orchidée.
Les Gongora sont réputées résistantes et faciles à cultiver en zone tempérée. Les plantes peuvent passer sans problème l'été dehors en plein air, dans un endroit abrité.
Les fleurs des Gongora sont vraiment particulières et nous font évidemment penser à celles des Stanhopea.
Voici une description très détaillée (!)
Sépale postérieur dressé-étalé, soudé inférieurement avec le dos du gynostème; les latéraux plus larges, étalés ou réfléchis, soudés à la base avec le pied du gynostème.
Pétales rapprochés du sépale postérieur mais souvent plus courts, dressés ou étalés, soudés avec la base du gynostème. Labelle continu avec le pied du gynostème, étalé ou ascendant, étroit, charnu; lobes latéraux épais, dressés, munis de cornes ou d'arêtes variées; lobe médian en sac étroit ou comprimé en lame verticale.

Gynostème dressé ou arqué, prolongé en pied à la base, demi-cylindrique supérieurement privé d'ailes, renflé en massue au sommet, nu ou muni de deux cornes en avant.
Anthère terminale, en forme d'opercule, convexe, uniloculaire ou imparfaitement biloculaire; deux pollinies cireuses, ovoïdes ou étroitement oblongues, reliées à un rétinacle souvent très petit par un pédicelle en forme de coin étroit.
Capsule oblongue ou fusiforme, parfois allongée, sans bec ou très brièvement rétrécis au sommet.
Herbes épiphytes, à pseudo-bulbes charnus ordinairement surmontés de deux feuilles.
Celles-ci sont amples, plissées-veinées, rétrécies à la base. Scapes naissant à la base des pseudo-bulbes, souvent réfléchis, simples, terminés par une longue grappe lâche.
Fleurs assez grandes, longuement pédicellées.
Le genre Gongora est bien caractérisé mais la structure de la fleur et la forme du labelle montre que ce genre est très proche des Stanhopea.

La culture des Gongora:

Support et substrat :
Bien qu'on puisse les cultiver sur plaque, il est largement préférable de les mettre en paniers suspendus à cause des hampes florales pendantes .
Le substrat doit à la fois ne pas sécher entre les arrosages , mais être bien drainant pour ne pas risquer la pourriture des racines.
On peut former un bon substrat bien drainant à base d'écorce de pin et de billes d'argile expansée, et y ajouter 10% de sphagnum ou de tourbe fibreuse pour maintenir l'humidité .
Si vous avez la main lourde pour les arrosages, n'hésitez pas à rajouter un peu de charbon de bois .
Température :
En période de croissance, la température peut monter le jour jusqu'à 30°C sans problème, ce qui permet de la cultiver en extérieur pendant tout l'été (15 juin 15 septembre)
En période de « repos », on doit la cultiver dans les conditions de serre tempérée froide, sans descendre en dessous de 10°C.

Lumière :
Elle doit être de 10.000 à 15.000 lux, ce qui correspond à une lumière tamisée, mais sans soleil direct, sauf en hiver, car elles poussent dans les forêts décidues.

Arrosage :
Ils se font à l'eau de pluie, abondamment et régulièrement pendant la croissance, un peu moins fréquemment à l'automne et en hiver quand les pseudo-bulbes sont formés.
Comme pour les autres orchidées il ne faut pas laisser d'eau à la base du pot ni surtout à la base des jeunes pousses, afin d'éviter la pourriture des racines.

Hygrométrie et aération :
L'hygrométrie optimale est de 70 à 80 %, ce qui est énorme .
Si on les sort pendant l'été, il faudra prendre soin de bien arroser autour des plantes matin et soir pour maintenir ce taux très élevé. Une bonne ventilation est fortement conseillée, pour éviter la pourriture due au fort taux d'humidité si on opère en milieu fermé (serre). Il faut augmenter l'hygrométrie en période de forte chaleur pour éviter la déshydratation des feuilles tendres.
Ne pas brumiser sur les feuilles qui sont sensibles aux attaques de pourriture si elles ne sèchent pas très rapidement.

Fertilisation :
Ces plantes sont assez gourmandes. Fertiliser un arrosage sur
deux pendant la croissance, en intercalant un rinçage sans engrais une fois sur 3 si vous utilisez des engrais minéraux .
On peut utiliser un engrais équilibré sur toute la saison (6/8/8 par exemple), ou utiliser un engrais riche en azote en début de croissance pour basculer sur un engrais plus riche en potassium et phosphore quand commence la formation des pseudo-bulbes. En hiver l'apport d'engrais doit être supprimé.

Liste des Gongora et leurs origines.

Gongora aceras (Équateur).
Gongora alfieana (S. America)
Gongora amparoana (Costa Rica).
Gongora arcuata (Colombie).
Gongora armeniaca (C. America)
Gongora armeniaca subsp. armeniaca (C. America)..
Gongora armeniaca subsp. cornuta (Nicaragua et Costa Rica). Pseudobulb epiphyte
Gongora aromatica (C. America)
Gongora atropurpurea (Trinidad ,Tobago et S. Trop. America).
Gongora beyrodtiana (Colombie).
Gongora bufonia (SE. Brazil).
Gongora cassidea (México - Chiapas) et C. America).
Gongora catilligera (Colombie).
Gongora charontis (Colombie).
Gongora chocoensis (Colombie).
Gongora claviodora (C. America).
Gongora colombiana (Colombie).
Gongora cruciformis (Peru).
Gongora dressleri (Panama).
Gongora ecornuta (Équateur et Peru).
Gongora erecta (Peru).
Gongora escobariana (Colombie).
Gongora flaveola (Colombie).
Gongora fulva (Panama et Colombie).
Gongora galeata (México et Guatemala
Gongora galeottiana (SW. México).
Gongora garayana (Colombie).
Gongora gibba (Costa Rica et Panama).
Gongora gratulabunda (Colombie).
Gongora grossa (Du Venezuela à l'Équateur).
Gongora hirtzii (S. Colombie et Équateur).
Gongora histrionica (Costa Rica et N. South America).
Gongora hookeri (Guyana to Peru).
Gongora horichiana (Costa Rica et Panama).
Gongora ileneana (Bolivia).
Gongora ilense (Équateur).
Gongora irmgardiae (Colombie).
Gongora lagunae (Venezuela).
Gongora latibasis (Panama et Équateur).
Gongora latisepala (Colombie).
Gongora leucochila (México - Veracruz, Chiapas et C. America).
Gongora maculata (Trinidad, Guyana, Peru).
Gongora maculata var. lactea (Trinidad)
Gongora maculata var. maculata (Guyana, Peru).
Gongora minax (N. Brazil).
Gongora nigrita (South America)
Gongora nigropunctata (N. Peru).
Gongora odoratissima'' (E. Colombie et Venezuela).
Gongora pardina (Équateur).
Gongora passiflorolens (Colombie
Gongora pleiochroma (N. & W. South America)
Gongora portentosa (Colombie).
Gongora portentosa var. portentosa (Colombie)
Gongora portentosa var. rosea (Colombie).
Gongora pseudoatropurpurea (Colombie).
Gongora quinquenervis (Colombie to Peru) :
Gongora retrorsa (W. Venezuela)
Gongora rosea (Colombie to Peru).
Gongora rubescens (Équateur).
Gongora rufescens (Colombie et Équateur).
Gongora saccata (México - Veracruz).
Gongora sanderiana (Colombie, Peru).
Gongora scaphephorus (Équateur et Peru).
Gongora seideliana (México - Chiapas).
Gongora similis (Colombie).
Gongora sphaerica (Colombie).
Gongora superflua (Équateur).
Gongora tracyana (Colombie, Peru).
Gongora tridentata (México - Chiapas et Guatemala).
Gongora truncata (México et C. America)
Gongora unicolor (México - Veracruz, Chiapas et C. America)
Quelques descriptions:
L'espèce type

Gongora quinquenervis Ruiz et Pavón
Distribution : Colombie, Équateur, Pérou, et Brésil. Épiphyte sur des arbres ou des rondins de bois décomposés dans des forêts tropicales, entre 50 et 900 mètres d'altitude. Ses inflorescences sont longues et portent d'assez nombreuses fleurs distantes les unes des autres. Les floraisons s'étalent pendant toute la belle saison. Plante à garder plutôt au chaud, dans un substrat maintenu humide, et à forte hygrométrie. Une température inférieure à 15 °C compromet la floraison. L'inflorescence atteignant parfois 75 cm.

Gongora aceras Dressler 1971
Distribution : Trouvé en Colombie et à ouest de l'Equateur, dans les forêts de montagne extrêmement humides à des altitudes de 200 à 1000 mètres, de petite taille, épiphyte tempérée chaude avec pseudo-bulbes gonflés et enervurés longitudinalement portant 2 apicales, larges, minces, plissés, de base pétiolées et fleurit en été et en automne sur une base, inflorescence pendante d'environ 15 cm et peu fournie en fleur.

Gongora arcuata

Décrite par Guerlach et Toulem en 2001. C'est une colombienne qui fleurit en fin d'hiver, début de printemps .

Gongora claviodora
Décrite par Dressler en 1972. Du Costa Rica au Panama, de 0 à 1200 m d'altitude en forêts très humides. Demande peu de lumière. Fleurs grandes sur une hampe de 30 cm environ .
Fleurs parfumées

Gongora galeata Rchb.f.1854
Distribution : Mexique et Guatemala. C'est une grande espèce épiphyte, occasionnellement lithophyte ou terrestre qui pousse dans les montagnes pluvieuses, de 600 à 1800 mètres d'altitude. Elle fleurit du printemps à l'automne, mais les fleurs sont moins belles en fin de saison. Ses inflorescences pendantes partent de la base des pseudobulbes matures et portent de nombreuses fleurs odorantes (parfum ressemblant à l'orange).

Gongora histrionica Rchb.f. 1854

Distribution : Costa Rica, Panama, Colombie et peut-être Guyane et Guyana.
Épiphyte de taille moyenne aux pseudobulbes striés portant deux feuilles plisées Les longues inflorescences portent de nombreuses fleurs au parfum de coca-cola. Plante à cultiver suspendue, à cause de ses longues inflorescences pendantes, dans un substrat retenant l'humidité.

Gongora leucochila

Trouvée dans le sud du Mexique et au Panama dans les forêts tropicales du niveau de la mer jusqu'à 1600 mètres d'altitude de taille moyenne, épiphyte chaude qui fleurit au printemps sur une inflorescence pendante avec des fleurs parfumées.

Gongora meneziana V.P.Castro & G.Gerlach 2006

Trouvée au Brésil dans les forêts ombrophiles de 500 à 600 mètres d'altitude de taille moyenne, épiphyte chaude, fleurit à la fin du printemps et au début de l'été sur une hampe pendante, comprimée latéralement, de 25 cm de long, l'inflorescence comprenant de 7 à 12 fleurs parfumées.

 

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