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Maxillaria tenuifolia

(nouveau nom depuis 2007 : Maxillariella tenuifolia)
Le nom Maxillaria vient du latin « maxilla » en référence à la forme des fleurs de certaines espèces qui évoquent une mâchoire d’insecte. Au siècle dernier le genre comptait plus de 600 espèces qui présentaient une grande diversité de formes et de dimensions. Il fut donc réétudié et de nombreuses espèces de Maxillaria furent déplacées dans les genres Brasiliorchis, Camaridium, Maxillariella….
Le genre Maxillariella compte de nos jours environ 45 espèces principalement épiphytes.
L’espèce tenuifolia est largement répandue en Amérique centrale, dans les forêts de pins et de chênes, jusqu’à 1 500 m d’altitude.
Cette plante a tendance à grimper et peut former une touffe imposante après quelques années. Ses pseudobulbes, de 3-4 cm de haut, sont elliptiques, compressés et unifoliés. Les feuilles sont longues (de 20 à 30 cm) et fines.
Elle est très difficile à faire fleurir et il arrive fréquemment de n’avoir qu’une plante verte à admirer ! Si on a la chance de voir apparaître une fleur à la base d’un pseudobulbe, il faut profiter de son puissant parfum de noix de coco, de sa forme triangulaire très particulière et de sa couleur. Les
pétales et les sépales sont jaunes, fortement tachetés de pourpre (parfois presque entièrement pourpres). Le labelle est jaune pâle, parsemé de quelques taches rouge foncé et il ressemble à du velours. La floraison a généralement lieu entre avril et juillet ; elle peut aussi intervenir à d’autres moments dans l’année.
Cette orchidée se cultive de préférence en pot, dans un mélange d’écorce de pin de moyenne granulométrie (70 %), de billes d’argile expansée (20 %) et de sphaigne (10%)
La serre tempérée à tempérée froide est la mieux adaptée. En hiver les températures minimales se situent entre 10 et 15°. La plante requiert peu de lumière ; par contre, une hygrométrie élevée lui est bénéfique.
Le substrat doit être maintenu humide du printemps à l’automne. En hiver, on doit diminuer les arrosages ;  les pseudobulbes ne doivent toutefois pas se flétrir. Cette diminution d’apport en eau provoquerait l’apparition des fleurs.
Ses besoins en engrais sont assez faibles.
Si la touffe devient trop volumineuse, on peut multiplier la plante par division. Il faut garder minimum 3 pseudobulbes et une jeune pousse par plante.