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Société Belge d'Orchidophilie ASBL

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Une touffe de Dendrobium speciosum a grandi juste au dessus des hautes eaux de Wallis à Wallis Lake, près de Sidney, Australie en 1864. Observée par un jeune ornithologue australien Robert David Fitzgerald, la plante fit naître en lui une étincelle tellement vive que le magnifique travail sur les « Australian Orchids » (Orchidées Australiennes) devint une contribution magistrale à l’orchidologie et un monument pour son auteur.

Fitzgerald est né à Tralee, le 30 novembre 1830.  Fils d’un éminent banquier partisan rigide de l’Eglise Anglicane, le jeune Robert était destiné à rompre le mode culturel bien établi d’une famille religieuse orthodoxe.  Les discordes sectaires et les tensions entre les Eglises dans le Sud de l’Irlande laissèrent Fitzgerald dans une forte incrédulité envers toute forme de religion même dès son plus jeune âge.  Par contre, il ressentait très fort l’appel de la nature sous toutes ses formes.

L’instinct du scientifique-naturaliste s’éveilla très tôt en lui, simultanément durant ses études d’ingénieur civil au Queen’s College à Corck, l’ornithologie devint son domaine de prédilection.  A l’âge de quinze ans il se fit distinguer en recopiant complètement en caractères dactylographiés le célèbre livre sur les oiseaux britanniques, l’illustrant parfaitement avec des répliques d’images originales, incluant une très belle collection de plumes et d’œufs d’oiseaux britanniques qu’il avait constitué.  Plusieurs de ces plumes furent expertement montées, Fitzgerald ayant également fait des études de taxidermiste.

Il émigra avec sa famille en Australie en 1856, aménageant à Balmain.  La même année il rejoignit le Département Territorial de New South Wales  (Nouvelle Galles du Sud).  Chasse et pêche étaient des activités que Fitzgerald appréciait énormément, et ce n’était que rarement qu’une période de vacances n’était pas passée en camping le long de la Hawkesbury River ou à Brisbane Water. Il était un excellent tireur et possédait un ancien Manton double barillet ramené d’Irlande, ce qui lui fut un excellent outil pour obtenir des connaissances sur les oiseaux australiens.

Vers la fin de 1864, Fitzgerald et Mr. L.S. Campbell (devenu plus tard un botaniste et directeur d’agriculture renommé) firent une excursion à Wallis Lake afin de collecter des spécimens d’oiseaux.  C’est là que les orchidées firent leur entrée dans la vie de Fitzgerald.  Les deux naturalistes avaient expédié leur dériveur long de seize pieds le long de la Wallamba River jusqu’au lac.  Arrivé au lac, le canot fut appareillé et les deux hommes naviguèrent vers le large.  A leur première escale, ils furent étonnés de voir de grosses touffes de « lys de roche » (Dendrobium speciosum) poussant sur une roche au bord du lac.  « La touffe était incroyablement belle » nota Campbell des années plus tard, « Bien plus belle que tout ce qu’on ait vu précédemment ».   Fitzgerald rêvait d’avoir un tel spécimen dans son jardin (à Glebe Point, Sidney), mais considéra que c’était sans espoir de déraciner de sa roche et transplanter une telle plante.  Cette touffe de Dendrobium s’est avérée être à l’origine de la remarquable publication de Fitzgerald « Australian Orchids » qui fit son apparition quelques années plus tard.

Du point de vue ornithologique, le voyage eut très peu d’intérêt.  En ce qui concerne la pêche, elle fut tellement abondante que le côté sport tourna en réelle pêche, à tel point que tous les deux hommes tournèrent leur attention vers la botanique de la région, et plus particulièrement les orchidées épiphytes.  Plusieurs espèces furent collectées, certaines identifiées ultérieurement à Sidney en tant que Dendrobium tetragonum, Dendrobium fairfaxii et Dendrobium linguiforme.

L’intérêt de Fitzgerald pour les orchidées s’accrut graduellement, et ses connaissances en la matière grandirent progressivement via leur étude et leur observation.  Il admirait particulièrement Charles Darwin, et une correspondance régulière s’installa entre les deux hommes pendant un certain temps.  Les références à Fitzgerarld faites par Darwin dans la seconde édition de « Fertilisation des orchidées », apportèrent un témoignage de sérieux aux observations faites par le jeune irlandais-australien à la famille des orchidées, et plus particulièrement à la fertilisation et la pollinisation des espèces australiennes.  La plupart de ses loisirs étaient consacrés aux orchidées et aux fougères, mais il resta cependant très peu connu dans le monde botanique.  

En 1869, il visita le Lord Howe Island en compagnie de Charles Moore membre du jardin botanique de Sidney.  Avant cette visite, pratiquement toute la vie végétale de cette île entre New Zealand et l’île de Norfolk était inconnue de la science.  Là, et dans beaucoup d’autres états australiens, Fitzgerald découvrit quantité de nouvelles orchidées et autres plantes, et de ce fait devint connu publiquement de la « confrérie » des scientifiques botanistes.

En janvier 1873 il fut désigné au poste d’ingénieur topographe général du New South Wales, position qu’il occupa avec sérieux et responsabilité.  Au travers de ses efforts dans ce bureau, beaucoup de merveilles naturelles furent préservées et classées comme réserve publique i.e. Katooba, Leura, les chutes de Wentworth, l’île Elizabeth, et multitude d’autres sites pittoresques.  Une série de visites des états aboutis à un flux perpétuel de découverte de plantes, dont l’une d’entre-elle, à la plus belle orchidée australienne : Sarcochilus fitzgerealdii, nommée en son honneur par Ferdinand Mueller, un botaniste et ami intime et réputé en Orchidaceae.  C’est également en son honneur que Mueller établi le genre Fitzgeraldia, orchidées australiennes.

Entre-temps Fitzgerald déménagea de Balmain vers Hunter’s Hill, Sidney.  Il y construit une remarquable fougeraie dans laquelle il mena plusieurs expérimentations végétales, tout en continuant avec un très grand intérêt son travail sur les orchidées australiennes.  Pierre par pierre, la fougeraie
fut intégralement construite de ses propres mains.  Elle consistait en une excavation de 9m x 4,5m en roche de grès vive avec un toit en verre, sous terre à mi-hauteur.  L’eau de pluie été récupérée dans une immense citerne située en hauteur dans le jardin, et par un système ingénieux de plomberie, il utilisait et récupérait l’eau afin de fournir l’humidité nécessaire pour la culture de ses rares et belles fougères et orchidées, qui n’avaient à ce jour, jamais été cultivées dans une ville australienne.

Non seulement, Robert Fitzgerald était un parfait topographe, ingénieur civil, géologue, ornithologue et botaniste accompli, il était aussi un excellent artiste.  En 1875 paru la première partie de son fameux « Australian Orchids » dont toutes les illustrations monochromes se révélèrent être dessinées des propres mains de Firzgerald.  Dans la seconde partie, elles commencèrent à être coloriées.  Chaque planche fut soigneusement préparée à partir de spécimens vivants recueillis par lui.  Fitzgerald construisit un petit microscope et des forceps avec lesquels il maintenait la fleur ou une partie de celle-ci dans une position tout à fait naturelle.  Les premières lithographies colorées à la main furent une base dans le travail de coloration.  Plusieurs parties furent publiées par intervalles, et le premier volume, publié en 1882, fut dédicacé à la mémoire de Charles Darwin.


En tant que fonctionnaire public très occupé, Fitzgerald du obligatoirement faire son travail sur les orchidées durant son temps de loisirs.  C’est en 1884 que le Crown Lands Act réorganisa son département, ce qui eu comme conséquence de supprimer son poste et il fut forcé de prendre sa  retraite d’Etat en 1887.  Relégué à l’isolement et à une vie privée relativement inactive, Fitzgerald put désormais se consacrer entièrement à la détermination des orchidées australiennes. La publication de « Australian Orchids » n’en trouva que profit.  Le premier volume subsidié par le gouvernement était terminé, et le second volume dont quatre parties avec un cinquième au moins de matériel fait main était en cours lorsque l’auteur-artiste mourut le 12 août 1892.  

A l’annonce terrible de la mort de son excellent ami, Ferdinand Mueller écrivit :
« C’est en effet une perte irréparable, non seulement pour notre science préférée, mais aussi pour nous personnellement qui avons appris à connaître et apprécier son remarquable goût de la vie…. Tant que les jolies orchidées de cette partie du monde embelliront l’Australie avec leur beauté variée et naturelle, la mémoire de notre guide orchidologue sera chère à l’étude des œuvres de Dieu. »

Les dessins et les notes de Fitzgerald qui étaient destinés à la cinquième partie du second volume furent précieusement rassemblés par Henry Deane et Mr. A.J. Stopps les lithographes de Fitzgerald.  Travaillant en co-opération, ils terminèrent le dernier numéro en 1894.

Considérant l’accès limité de Fitzgerald à des références, les difficultés dans le transport de matériel et autres inconvénients et désavantages sous lesquels il travailla, il est inévitable qu’il eût pu de temps à autre faire une mauvaise interprétation dans les espèces.  Sa précision et son aperçu de botaniste furent néanmoins très remarquable et les erreurs très peu nombreuses.  Mis à part, les approximativement 200 planches préparées pour son « Australian Orchids », une très grande quantités de planches furent terminées mais non publiées, de même que des centaines de dessins aux couleurs exquises de fleurs indigènes, toutes dessinées à partir de spécimens vivant pour son le seul plaisir.  Fitzgerald ne concevait pas faire un dessin à partir de quelque orchidée séchée ou pressée, contrairement à son ami Mueller qui lui ne décrivait que des espèces séchées.

Fitzgerald était considéré comme un homme aimable et plein de ressources.  Bien que d’humeur sombre, il avait intérêt à être connu et vis-à-vis de ses amis intimes il dégageait un humour typiquement irlandais.  Il était franc et simple, aussi facile d’approche dans sa vie publique que privée, et comme ce fut remarqué, il était particulièrement doué pour gagné la confiance et le respect des jeunes.  Il était marié à Emily Hunt avec qui il eu trois fils et deux filles.

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