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Société Belge d'Orchidophilie ASBL

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«Il était un autodidacte reconnu. Au-dessus de la normale, il sortait des rangs.  Sa chance le conduisit vers Kew.  Il atteint une situation de scientifique reconnu par pure zèle et persévérance. »  Cette appréciation, cependant simplifiée, par Otto Stapf, caractérise parfaitement le journaliste orchidologue qui signa durant plusieurs années les articles de son herbier par les initiales R.A.R.
Quarante années de service à Kew, la majeure partie de sa carrière professionnelle, caractérise la carrière constante et performante de Robert Allen Rolfe.  Ses connaissances remarquables sur les orchidées furent acquises par un sens aigu, très avisé et une excellente mémoire.  Il se méfia du réputé et jaloux Reichenbach, mais entra dans la position de maître universel d’orchidologie lorsque le réputé hambourgeois décéda.   Reconnaissant l’importance des hybrides, que les précédents botanistes étaient enclin d’ignorer,  il n’épargna aucun effort pour toujours être au courant de toutes les variétés d’orchidées dans le monde horticole.  Son incroyable dévotion à cette plante le conduisit indéniablement à la fondation de « The Orchid Review », un répertoire général de l’orchidée, comme il aimait l’appeler.
Robert Allen Rolfe, naquit le 12 mai 1855 à Ruddington, un petit village près de Nottingham en Angleterre.  En 1879, après être resté quelques temps aux jardins de l’abbaye de Welback dans le duché de Portland, Nottinghamshire, Rolfe entra à Kew comme apprenti jardinier.  Bien qu’engagé comme horticulteur, son intérêt pour la botanique et les sciences connexes, le mena à une candidature pour la nomination à un poste vacant dans l’herbier.  Sortant tête de liste de la compétition, il commença alors sa carrière en tant que botaniste gouvernemental en juillet 1880.  Peu de temps après, Sir Joseph Hooker, Directeur du Royal Botanic Garden conseilla Rolfe de faire de l’orchidée, sa spécialité.
L’Herbier de Kew et sa bibliothèque furent une source inépuisable pour le jeune Rolfe et par conséquent, des connaissances toujours grandissantes, de plus l’accumulation de plantes dans les jardins le gardait en contact constant avec le matériel vivant.  De ce fait sa réputation en tant qu’expert se développa graduellement sur une double connaissance, intellectuelle et pratique.
Pendant sa longue carrière à Kew, pratiquement tout se qui se rapporte à l’orchidée est passé par ses mains.  Durant ses premières années, il collabora avec Senõr Don Sebastian Vidal à la classification de la grande collecte faite par Hugh Cuming et Vidal lui-même dans les Philippines. Plus tard,  Rolfe passa la majeure partie de son temps sur les espèces arrivant en profusion de ces îles et également sur les collectes de F.C. Lehmann en provenance de Colombie et d’Equateur.  Il découvrit le genre Eulophiella et Neomoorea, identifia et nomma des centaines de spécimens et en reclassifia d’autres.  Sa première contribution à la littérature d’orchidée fut «A Revision of Genus Phalaenopsis » publiée dans « The Gardener’s Chronicle » en 1886.
Avant l’arrivée de Rolfe, les spécimens d’orchidées reçus à Kew étaient, en majeure partie, envoyés en Allemagne pour être identifiés par H.G. Reichenbah car, après le décès de John Lindley, il n’y avait plus d’Autorité Anglaise en Orchideaceae.  Reichenbach ne supportait pas que Rolfe ait ses propres convictions et qu’il s’y tenait formellement.  Rolf était réputé « être une dure noix à casser ».  Certains le qualifiaient d’obstiné voire têtu.  Lorsqu’il avait le sentiment d’avoir raison, le débat s’arrêtait là, rien ne le faisait changer d’avis.  Lorsque Reichenbach mourut en 1889, le fait qu’il consigna dans son testament que son herbier était scellé pendant 25 ans, porta un sérieux coup à Rolfe.  
Que ce soit fait en vue d’atteindre directement Rolfe ou pas,  celui-ci le vécu difficilement car il estimait que cette action privait le monde des orchidées d’une immense source d’informations et ce, pendant une trop longue période.
Le but principal de Rolfe était de se tenir informé de tout ce qui était possible dans le monde de l’orchidée.  Rien ne l’empêchait de faire un long périple à vélo ou en train, durant ses loisirs et à ses frais, pour aller admirer une collection ou pour ramener un spécimen en fleur.  Il assistait régulièrement à des conférences du Royal Horticultural Society, et avait l’habitude de passer un temps considérable à prendre des notes sur chaque orchidée particulière exposée. Il devint très proches des orchidéïstes anglais, leur prêtant assistance pour les identifications exactes des plantes, et, de par ses notes considérables, démarra le recensement des plantes rares et appréciées.  Son grand amour pour ces fleurs l’amena à fonder en 1893 « The Orchid Review », une revue mensuelle qui devint rapidement le référentiel d’une masse d’informations et critiques sur base de ses propres notes.  Ce  périodique était pratiquement la personnification de son créateur, il subsista durant vingt-huit années avec des informations régulières, remarquables, sobres et utiles.  Malgré le travail laborieux et les débours financiers personnels consentis dans cette publication, Rolfe fut contraint, pour cause de maladie, de renoncer à sa rédaction, il en fut extrêmement désapointé.
Bien que Rolfe soit principalement connu pour son travail en rapport avec les orchidées, il a également consacré pas mal de temps à d’autres groupes de plantes, notamment : Myoporineae , Selagineae et Rosaceae.  Ses publications couvrirent une période de quarante-ans et commencèrent par un article dans l’ « Entomologist » de 1881 sur les galles des chênes.  Parmi ses premiers grands travaux, l’un fut consacré en 1885 à la très grande collection de Señor Vidal concernant la production de Phanerogamae Cumingianae Philippinarum.
Bon nombre de plantes parues dans le « Botanical Magazine » de 1905 à 1921 furent décrites par Rolfe, principalement en ce qui concerne les orchidées.  Il participa également au « Hooker’s Icones Plantarum ».  Il monographie l’Orchidaceae dans « Flora of Tropical Africa » et « Flora Capensis » à l’exception des genres Brownleea et Disa.  Entre-temps, il contribua également aux articles populaires et scientifiques dans : la
revue de Kew, le « Gardener’s Chronicle » le « Journal of the Linnean Society », « Reichenbachia, « Lindenia » et encore bien d’autres.  Il était très intéressé par l’hybridation et, en 1909 avec l’aide de Charles C. Hurst, publia « The Orchid Stud Book », un répertoire des orchidées hybrides d’origine artificielle.
Rolfe était timide, de nature très renfermée, conséquence d’une malheureuse surdité,  un sérieux handicap pour lui.  Ce problème, couplé avec un naturel modeste le laissa hors d’atteinte du vedettariat et de la popularité.  Il exploitait cependant ce handicap à son avantage car n’était pas distrait ou perturbé dans son travail alors que d’autres, en certaines circonstances, étaient obligés d’arrêter.  Il était content de son sort, mais aurait voulu, de temps à autres, un peu plus « d’espace vital ».  Toujours pareil, il était un homme d’action, et parmi les éminents spécialistes développés à Kew, ses travaux étaient considérés très importants et tenus en très haute estime.
La reconnaissance extérieure de son œuvre se fit grâce à son élection en tant qu’associé de la Linnean Society en 1885 et en 1906 comme compagnon honoraire et membre de « The Scientific Committee of the Royal Horticultural Society ».  Il était également membre de la « Society’s Orchid Committee ».  Il fut gratifié de la médaille d’or de l’Académie Internationale de Géographie Botanique en 1917.  Peu de temps avant sa mort, il fut honoré de la médaille d’or de « Veitch Memorial Trust » et de la « Victora Medal of Honour in Horticulture ».  Plusieurs espèces d’orchidées et d’autres plantes furent nommées en son honneur tel que le genre d’orchidée naturelle Rolfea et le genre hybride Rolfeara.
Rolfe n’avait jamais voyagé et c’est avec enthousiasme qu’il fit le projet à l’âge de soixante-cinq ans, de faire un voyage en Amérique Centrale et Amérique du Sud afin de combler un manque dans son éducation de botaniste.  Mais juste avant la mise au point finale de son aventure, il fut soudainement interrompu dans son projet par une tumeur cervicale.  Sa maladie persista et c’est le 13 avril 1921 qu’il décéda chez lui à Kew.

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